La droite la plus bête du monde.

Ce titre* n’est pas de moi, c’est Jean Dutourd qui titrait ainsi un de ses éditoriaux, il y a deux ou trois  décennies. Déjà, cet homme de droite dénonçait les complexes de son parti qui se faisait piéger par la gauche en n’assumant pas certains de ses penchants. Cet homme d’écriture n’hésitait pas à fustiger son propre camp chaque fois qu’il louvoyait pour échapper aux critiques venant de l’autre versant.

Cette nuit, il a dû se retourner dans sa tombe en assistant au triste, à l’affligeant spectacle affiché par l’UMP. Après avoir largement dénoncé le Congrès de Reims, presque à la date anniversaire quatre ans après, qui a vu le parti socialiste se déchirer et tricher pour départager Martine et Ségolène, ils ont fait pire en se ridiculisant devant la France entière, en pleine lucarne et pendant de longues heures. Difficile de faire mieux. Ce que d’autres avaient réussi à camoufler plus ou moins, eux l’ont fait en live.  

Fillonistes et Copéistes se sont déchirés au point qu’on se demande comment il sera possible de recoller les morceaux. Même en cherchant à minimiser les rancunes, l’un d’entre eux  est parvenu à troubler les esprits par un lapsus très significatif, en parlant de Pillon au lieu de Fillon, évoquant d’éventuelles fraudes du côté de Nice. Les militants sont probablement tombés des nues en assistant à ce combat de personnes qui révèle, une fois de plus, la perversité de la vie politique.

J’en connais qui doivent compter les coups en se gaussant, depuis le FN jusqu’au PS en passant par les Verts. Mélenchon, Poutou et Cie ont probablement d’autres chats à fouetter.

L’espoir doit revenir au Modem et dans la tête de Bayrou. Cet homme à penser tout seul dans son parti et coutumier du croc en jambe pour lui-même. Un habitué à la solitude qui se tend des pièges et tombe dans les panneaux dont il a jalonné son chemin. Il n’y est pour rien mais va trouver moyen de s’empêtrer quelque part par une intervention dont il a le secret. Dans le cas contraire, sa traversée du désert lui aura fait le plus grand bien.

Sale temps autour des urnes censées distiller la démocratie.

En ce dimanche de mi-novembre, la démocratie était en vadrouille, en goguette et a dépassé les bornes alors qu’elle devait départager deux amis d’un même parti. Mais en politique, l’amitié n’est que de façade même lorsqu’elle est de trente ans… On commence à être habitué.

Le plus « beau » est à venir : on se demande par quel stratagème, ils vont recoller les morceaux. N’ayons crainte c’est leur métier de mentir en toute bonne foi… et au prochain scrutin vous serez bien devant les urnes pour voter de main ferme.

Dans les années soixante, Léo Ferré clamait : « Ils ont voté et puis après ?… » Après, ils recommencent, fiers de participer au carnaval nommé démocratie.

Et Churchill doit bien ricaner aussi, n’avait-il pas déclaré : « La démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres » ?

*Bien avant, en 1956, Guy Mollet avait été le premier à dire cette phrase mais pour d’autres raisons.

Un commentaire

  1. Vraie mascarade et pauvre république.
    Je n’ai pour ma part aucune mansuétude pour ces condottieres qui ne se préoccupent plus du devenir collectif mais de leur carrière quitte pour certains comme Mr Coppé à souffler sur les braises les plus détestables. Ils déconsidèrent ainsi encore un peu plus ce qui reste de démocratie.
    Excusez moi de vider ma colère sur vos pages. Je m’efforcerai de ne plus recommencer.
    A vous relire

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