Un été chez missiaù.

A mes petites filles.

Dans la chaleur étouffante    
De l’après-midi, chantent
Les cigales par dizaines
Leur lancinante rengaine,
Craquettent
A tue-tête.

Le chèvrefeuille s’évapore
Embaumant le p’tit chemin,
Entêtant de son parfum,
Le passant du décor.

La bruyère croustille
Sous le feu du soleil,
Bruissant comme les brindilles
Et salue les abeilles.

L’asphodèle côtoie le thym,
L’immortelle et le romarin.  

La fougère sous la férule,
Ombrelle de confort,
Protège l’ellébore
De la forte canicule.

Le soir sous les étoiles
Lorsque l’araignée attend sur sa toile,
Entre le ciste et lentisque,
Peut-être à l’abri du genêt
Pour ne prendre aucun risque,
Ecoutez-les qui stridulent, les criquets.

Les grillons grésillent dans la nuit            
Bien plus tard que minuit.
Alarmes de l’été,
Ils cessent de crier
Au passage de l’intrus.
Pas besoin de s’inquiéter
Petites filles, dormez,
Ce n’était qu’une tortue.

La musique reprend
Rêvez, les p’tits enfants !

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